Démocratie et Conflits, quel lien ?

Auteur: 

Thierry K'PELE

Expert du TCA et Armes Légère
Spécialiste du Désarmement

Analyste des conflits armés 
Chef de la Commission Exécutive de l'Organisation de la Jeunesse Africaine pour la Paix (OJAP)
Web : http://www.africanyouthforpeace.jimdo.com

Dans la définition la plus simple de la Démocratie, nous pouvons noter que c'est un concept ou une forme de gouvernance qui prescrit le respect de tous les droits reconnus à un individu ou à un groupe d'individus et donc inaliénables. Et bien nous pouvons citer comme exemple le droit à la vie, le droit d'expression et de manifestation, le droit d'opposition d'idées, le droit d'appartenance ou non à une formation politique (...), il en existe autant.

 

S'agissant du conflit, dans le souci de permettre la compréhension à tous, je dirai  tout simplement qu'il s'agit d'un événement découlant de l'opposition des idées ou d'intérêts, liée à un individu, un groupe d'individus ou plus encore à un Etat, où les différents acteurs ne s'accordent pas sur un principe et que chacun défendant sa position la meilleure et la mieux convenable. Comme exemple (contexte africain), le conflit au nord du Mali, le conflit en RCA, le conflit en RDC, le conflit du Darfour (...), tout au moins ceux sur lesquels les missions des Nations Unies sont déployées.

 

Le droit à l'opposition d'idées, donc par concordance le  droit de conflit (différent du  droit de  guerre) n'est pas un aspect interdit ou mauvais en soi comme nous pouvons le penser, si bien qu'il est prescrit dans le concept de la DÉMOCRATIE et bien évidemment constitue un instrument d'appui qui à un moment donné, les acteurs se servent pour obtenir par exemple une alternance, un remaniement, une élection...etc.

 

La forme de conflit condamnable ici réside dans son caractère violent et armé qui va à user des forces de toute forme et des armes de toute catégorie pour des fins de répression, de torture ou même d'extermination comme le cas du Génocide du Rwanda ou tout récemment ce que l'on a constaté en RCA et au Burundi.

 

L'analyse ici n'est pas de définir ce que c'est que la Démocratie ou le  Conflit mais plus tôt de ressortir le lien (le droit d'opposition d'idées).

 

Le principe entre ces deux concepts voudrait que dans leur pratique respective, les actes de violation grave ne doivent pas être observés. Elle devrait conduire à la synergie des idées, à l'harmonisation des instruments de mise en œuvre et à un large consensus afin que tout le monde, les parties prenantes puissent se retrouver pour l'intérêt général de la cause défendue.